La métaphysique.

Il n’y a aucune métaphysique dans le réel, il est une terre plane et éternelle, un peu comme le monde sans temps de Spinoza. Aucun scientifique n’a vu la planète métaphysique au télescope ou la bactérie métaphysique au microscope. Le réel est un magma infini. Nietzsche, le Dieu des artistes, avait déjà parlé de cette angoisse qu’est le réel, brut et décharné, et bien que s’y loge une certaine chair. Bien sûr, bien sûr, ce singe augmenté qu’est l’humain est un être pensant, et en réfléchissant il bâtit des sphères à son image, il bâtit de la métaphysique, il pense, allègrement, comme un singe supérieur. Il peut aussi penser à Dieu et il a peut-être raison. Je me méfie d’un surdosage de métaphysique, comme il faut se méfier de sa carence qui amène à la folie. Je peux aussi jouer de la métaphysique comme un singe rieur, et s’il on me dit que ce que je suis est le produit de ce que j’ai vécu, je dis à ces gens là que j’aurais pu être bien plus si on ne me l’avez pas empêché (pour en rester là), car je suis d’un éternel optimiste.

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