Le diable est pur ainsi qu’une chauve-souris
J’aime observer le vol brinquebalant des chauves-souris
En plein soir lorsque tout est encore clair
Loin des bonnes tournures, mais seulement dans le rêve
Une pure rêverie sans aucune pensée qui ne soit réfléchie
Il ne faut jamais être près de ce qui tient en conserve
Seulement dans le bout de l’air pur
La pureté, je suis un puriste
Les conserves génèrent des tensions guerrières
Des dégueulis verbaux et des falaises de conneries
Je n’aime que l’air pur et la roche
Le soir et les chauves-souris
Je pourrais les observer pendant des heures
Suivre leur vol si pur, en écoutant anna calvi
Si ténu, ainsi qu’un colibri
Car ce sont les colibris de la nuit
Les colibris du diable, comme moi