Digue la nuit. Reflets de lumière (Spilliaert)
La lumière s’ordonne dans un grand lac navré
Il est absent de signes qui meurent ensemble
Leur mémoire se replie sur des canaux dépris
Dans le loin meurt plus encore leur essence
La ville n’est plus rien ainsi que ses ruelles
La population a fait son oraison funèbre
La maire avale l’inefficience des marchés
Dans le noir se suivent les mortes années
L’eau et la lumière sont le centre névralgique
Des esprits petits qui ont échappé à l’homme
Leur bêtise stérile aiguise la nuit souveraine
L’apocalypse ne vaut pour eux pas la peine