Les rousses.*

Les rousses sont des gredins
Des squames de peaux mortes
Des passerelles incertaines et lentes
Elles passent dans les blés des champs

Leur bouche est une lisière lointaine
De lièvres courent vers le destin
Elles pleurent de n’être que des grains
Dans les silos où je passe mon chagrin

Les rousses pleurent le long du talus
Un train passe et siffle une étendue
Une lente insinuation saisonnière
Elles tremblent sur le socle du terrain

  • Poème engagé contre le viol et l’exploitation humaine et sectaire.

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