Et cela.

L’expression « guerre sous-jacente » désigne un conflit indirect, latent ou structurel qui alimente des tensions visibles sans nécessairement se traduire par des affrontements militaires déclarés.Voici les principales dimensions de ce concept :

Sur le plan géopolitique

  • Guerre par procuration : Deux puissances s’affrontent indirectement via des acteurs tiers (ex. la guerre froide).
  • Guerre hybride : Utilisation d’armes non conventionnelles comme les cyberattaques, la désinformation et l’ingérence électorale.
  • Guerre économique : Affrontements dissimulés à travers des sanctions, des barrières douanières ou le contrôle de ressources critiques (terres rares, semi-conducteurs).

Sur le plan économique et social

  • Guerre des monnaies : Dévaluations compétitives invisibles pour le grand public mais destructrices pour les marchés.
  • Conflit de classes : Tensions sociales permanentes liées aux inégalités de richesse ou d’accès aux ressources.

Sur le plan psychologique et culturel

  • Guerre cognitive : Manipulation de l’opinion publique pour déstabiliser les institutions d’un pays de l’intérieur.
  • Guerre culturelle : Clivages idéologiques profonds au sein d’une société (valeurs, identités) qui fragmentent la population.

Une guerre latente désigne une situation de conflit ou de tension profonde qui persiste sans éclater en affrontements armés ou ouverts.


Définition et caractéristiques


• Absence de combats directs : Les hostilités majeures ou déclarées n’ont pas lieu, mais les adversaires s’observent, se menacent ou s’affaiblissent indirectement.
• Tensions permanentes : Un climat de méfiance, d’hostilité verbale ou de rivalité géopolitique (ou sociale) s’installe dans la durée.
• Risque d’embrasement : La situation reste explosive et un simple facteur déclencheur (incident, changement politique, rupture d’alliance) peut transformer la tension en conflit ouvert.


Exemples de contextes


• Guerre froide : L’affrontement entre le bloc de l’Est et l’Ouest illustre une confrontation globale menée par proxy, par la dissuasion et par l’influence, sans guerre directe entre les superpuissances.
• Tensions géopolitiques actuelles : De nombreux équilibres régionaux reposent sur des guerres de basse intensité ou des statuts quo armés, où la paix n’est qu’une absence apparente de combats à grande échelle.

« La guerre invisible » désigne principalement l’enquête de Leïla Miñano et Julia Pascual sur les violences sexuelles subies par les femmes dans l’armée française.

Les acceptions du terme

  • Violences dans l’armée : Le livre La guerre invisible (publié aux éditions Les Arènes) dénonce l’omerta et l’ostracisme visant les soldates confrontées au harcèlement et aux agressions au sein d’une institution traditionnellement masculine.
  • Cyberattaques et guerre cognitive : Le concept englobe aussi les conflits numériques menés 24h/24 dans les réseaux informatiques et les esprits (désinformation, sabotage d’infrastructures).
  • Cinéma et documentaires : Le film La Guerre invisible (The Invisible War) de Kirby Dick sorti en 2012 traite du même fléau au sein des forces armées américaines.

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