Le mariage.

Oh Florian, âme tellurique dans un corps de douceur, extension de l’infini dans chaque chose, feuille de nervure solaire, dans chacune de tes phrases, chaque respiration, et dans chacune de tes pensées plus radieuses que les langueurs du soleil est un secret révélé, une énigme bouillante où les horizons et les lisières viennent se ramifier. Veux tu prendre ma main et allier ton âme à toute ma misère, toute ma faim qui dépend de toi et allaite chacune de tes présences dans mes naissances perpétuelles ?

Douceur des lunes et splendeur des demeures, nuit marine et océan inversé, semé d’étoiles dont chaque nuit j’ai rêvé, je rêve de toi le jour, et je t’oublie la nuit, car tu m’est trop proche pour que je puisse être encore avec toi. J’accepte pleinement que tu sois l’écorce où la sève de mon âme se dissimule. Les laves telluriques qui me sillonnent depuis toujours épouseront la compassion que tu m’envoies à chacun de tes regards, afin que les éléments qui m’ont toujours mu puissent former une union invisible, dont les dieux et les anges seront témoins autant que la terre et l’infini demeurent !

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