Associer Mai 68 à la « loi de la jungle » oppose deux visions : d’un côté, l’utopie libertaire et sociale de 1968 visant l’émancipation collective ; de l’autre, l’idée d’un capitalisme libéral ou d’un individualisme exacerbé (« chacun pour soi ») que certains critiques accusent l’esprit de 68 d’avoir finalement favorisé.

Les idéaux de Mai 68

  • Refus de l’autorité rigide : Contestation des hiérarchies traditionnelles (université, État, patriarcat).
  • Émancipation et hédonisme : Libération des mœurs, de la parole et recherche du plaisir immédiat.
  • Solidarité ouvrière et étudiante : Une immense grève générale guidée par des aspirations de justice sociale et de transformation collective.

La critique de la « loi de la jungle »

  • Dérive individualiste : Certains essayistes avancent que le « il est interdit d’interdire » a préparé le terrain à un libéralisme individualiste où les règles communes s’effacent.
  • Loi du plus fort économique : Dans cette lecture critique, la fin des repères traditionnels n’a pas créé l’égalité, mais une concurrence généralisée propre au marché moderne.
  • Vision erronée de la nature : En biologie, comme l’analyse Jean-Marie Pelt dans son ouvrage La Loi de la jungle, la nature utilise des régulations pacifiques (comme chez les bonobos et leur slogan « faire l’amour, pas la guerre »), bien loin de la violence du « chacun pour soi » souvent attribuée à tort à l’état sauvage

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