La merde (texte artaudien).

Ce qui a trait au sexe est toujours une défaite. Il s’agit d’une mécanique nécessaire, dont la quasi totalité de la population est victime, sans jamais pouvoir la dépasser, car elle est totalement incapable d’aller plus loin ni même de servir un discours qui la dépasse qui ne soit pas mensonger. Voilà le handicap principal du monde. Le handicap, c’est le sexe et son meilleur ami, le mensonge. Le culte du sexe et son impossible dépassement est le plus merveilleux aveu d’échec et d’impuissance du monde, incapable de le dépasser ou de graviter autour d’un autre noyau.

Quelqu’un qui sait se projeter au-dessus du robotisme qu’est le sexe, sans que le monde entier, dans le cas unique qui est le mien, vienne mendier à sa traine et trouver des subterfuges, de plus en plus malsains et gravitant autour d’une odeur sociale ou familiale douteuse, quelqu’un qui sait se satisfaire de cela, celui-là, au-delà des complots interminables des femmes attachées au lien de l’anus et de la merde qui gravitent autour du sexe, soit la spiritualité, la pensée de la merde, celui-là est l’être enviable.

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