Il y a un parallèle clair, net et précis entre la fin du bonheur et la fin de l’immanence. Le bonheur tel qu’on le regrette, c’est à dire depuis une vingtaine d’années environ, est un bonheur propre à l’immanence (le bonheur qui vient de soi). Ca se voit d’ailleurs sur tous les clichés photographiques que ce bonheur a été perdu, qu’il est en voie de disparition et qu’il risque de disparaitre. Ce bonheur sans sexe pourrait-on dire, ou la simple insouciance, c’est à dire le bonheur sans convoitise et sans frustration, ce bonheur s’il est menacé il l’est pour des raisons qui sont bien difficiles et complexes à entendre. Si l’humain n’est plus humain – sauf les animaux qui restent dans l’immanence – il n’a plus accès au bonheur humain par définition, mais au bonheur de la convoitise et donc de la frustration. Il pourrait y avoir des raisons karmiques à cela. Une sorte de punition générale, envers les humains qui se sont sabordés et ont dénaturé le monde. Une punition karmique, j’ai remarqué bien des choses surprenantes à cet égard, bien des choses croyez moi. Cette punition qui réduit le monde à une misère, une misère humaine, des rats d’égouts dont seul le grand capital permet pour un temps encore d’y échapper. Il ne s’agit pas de cibler une chose précisément mais si vous regardez le concept du nirvana qu’est-ce que c’est ? C’est une immanence éternelle, dont le principe est qu’il n’y a pas de désir, donc aucune souffrance, aucune convoitise, et ce sous-entendu purement sexuel que la réincarnation n’a plus lieu d’être, car on est délivré du désir.