Idéalisme et matérialisme.

Être un rêveur et être tout de même un réaliste, voilà une formule assez absconse. Elle signifie que le rêve et la réalité ne sont pas assumés, qu’ils ont un besoin de matérialisme qui les annule. Ce syndrome anglo-saxon, si jamais il était bien explicité, signifie dans certain cas une vision parfaitement binaire du monde où le rêve et la réalité sont radicalement dissociés. Il n’y a pas de mesure dans cette formule, d’interaction avec le cosmos et le monde, mais une division fondamentale, quelque chose d’irrésolu et d’improductif, une binarité ancienne. Le matérialisme le plus strict est un peu le contenant qui détruit le contenu, un contenu, trop fort, trop pur qui doit être annulé. Une méconnaissance de soi à savoir résoudre ses problèmes et être entier, une manie. Cette manière là d’annuler ce qui n’a pu être vécu de supérieur, en se reléguant au matérialisme est le signe d’une personnalité inaccomplie. Préciser qu’il faut être réaliste, c’est nier le réel qui n’a pas pu avoir lieu, c’est le haïr, et évidement l’envier chez l’autre qui a du réel en lui, de l’immanence. C’est le signe d’un manque de cohérence et d’une certaine violence, d’un handicap à communiquer avec le monde.

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