juillet 16th, 2015 § 0 comments

 

Ca ne creuse pas, ça nage à l’écume. Ca défile et ça reste, comme collé à la bouche de la ville, aux artères et aux ruelles. Depuis que ça ne me quitte pas, c’est comme depuis toujours. Et depuis que ça ne me quitte pas, ça tient aux façades, ça tient au trottoir et aux bouches d’égout. Ce n’est pas laid, bien que ça se fixe sur le sol. Rien n’est tout à fait laid. Je ne dirais pas que c’est une sorte de langueur, c’est une sorte de goudron qui se fixe, et qui atteint jusqu’aux synapses. Ca reste c’est sûr, ça ne part pas. Ca ne tombe pas, ça ne monte pas, ça s’étend. Ca prend de l’ampleur et ça recommence. Ca se régénère. Ca meurt tellement vite que ça ressuscite aussitôt. Le cycle est imperceptible. Pourtant ça nait à nouveau et puis ça meurt, à chaque instant. Ce n’est pas pénible. C’est un cycle tellement ténu qu’il est une courbe parfaite.

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