Une dionysie* n’est pas un assommoir, mais un courant subtil et nuancé. Un assommoir a tout d’une revanche sociale ou personnelle, il est un bain de foule, une liesse qui acclame une équipe gagnante, et venge parfois son ressentiment accumulé. Une dionysie est plus personnelle et intime, elle est toujours intérieure, toujours un exponentiel, une guidance, parfois nébuleuse, mais jamais opaque. Elle ne nécessite aucune technique de l’autruche, comme le préconisait ma mère, ni aucun « voile gris » à se mettre sur les yeux quand on ne comprend plus, tel qu’en parlait mon frère biologique, et qui sont là les principes de ce qui n’a pas été transmis ou initié, mais imposé, puis laissant ce chainon manquant perpétuel de la compréhension. Une dionysie amène à comprendre et à ressentir, à s’épanouir, elle transporte la personne dans ce qu’elle a de singulier et d’universel. L’assommoir lui ne fait qu’assommer, venger, égaliser.

  • J’insiste pour ôter le pluriel et la majuscule.

Ajouter un commentaire

Votre email n'est jamais partagé. Les champs obligatoires sont notés : *

*
*