Le paradoxe d’un athée, c’est qu’il est superstitieux. Les lumières n’ont pas aboli la superstition, elle l’ont amplifiée. Dans un monde où le merveilleux a été dénaturé, l’ancienne superstition a muté en des sortes de réflexes mentaux. On n’abolit pas ce genre de choses, jamais, on l’amplifie. La superstition, ou peur ancestrale a été codifiée et normée jusqu’à faire des humains des machines à croyances, à réflexes ancestraux, à indécision. Des personnes qui se méfient à tort et se rassurent à tort. La superstition ouverte par les Lumières a généré l’inégalité, l’ignorance, le repli sur soi et la recherche de ses intérêts. L’humain est devenu à jamais un être instinctif.