L’indifférence, elle, est une manie de l’obsession, un soin apporté à l’échec, une faveur au néant. Elle est un surplus de l’obsession à dégager, et quand on y regarde, elle en devient son exaltation, son trouble, appuyé sur le néant, encensant et se rassasiant du néant. Le néant serait le dieu de l’indifférence, et l’échec son programme. La perte de vitalité a ses alibis, ses cortèges d’alibis plutôt, sa suite. La recherche du néant est ce qui a le plus préoccupé Freud, ainsi que la culture de l’échec (la civilisation vieillissante) et à terme, du remplacement. C’est l’œuvre d’un Golem majeur et de l’un des plus ancien tabous : l’encensement de la mort et le goût du suicide.

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