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BONDIEUSERIE
 

Être un simple esprit, sans âme et sans corps
Être le simple appareil d’où viennent toutes les nuances
la simple et première des véritables relaxations
le premier dont on parlé les anciens
à moins que ce ne fut déjà tronqué
mais la contemplation a son règne animal
et ne plus penser parmi la pensée
est l’éclosion de la stupeur
le véritable lien.

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CITOYEN DU MONDE

 

Citoyen du monde signifie
trouver le lieu nécessaire
trouver la patrie échue
si un lieu nous gène ou est impossible
à transparaître ou à vivre
le lieu est la mouvance
où reconnaitre est facile

c’est le bien qui s’assimile
et le besoin de tordre le coup à l’orfraie
si elle nous nuit
trouver la simple agrégation
d’endroits et de moments
qui soient louables à l’esprit
et au corps défendant

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j’aimerais arrêter le temps
si je pouvais vivre l’essence d’un temps
d’il y a une année du moins
et son essence flagrante
qui demeurait au souci de soi
n’être qu’elle-même
maintenant encore
je serais ce temps indivisible de soi
toujours mangé par les chaînes de l’oubli
seulement réelles
dans l’accroche qui ne s’oublie
mais subsiste avec les cimaises
et les contrariétés du temps

je serais l’unique heure dévolue
aux soucis
aux vrais lendemains

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VARIATIONS

 

Je suis très à même de voir les variations
je sais que le monde s’écroule
je sais comme il est différent et divisible
de voir l’entité d’un paysage
et comme les choses se confondent
aux diverses calligraphies des coquillages

la vie biologique est suffisamment surprenante
la vie existentielle l’est aussi
les variations de la géographie
mangent les heures où l’asphalte
gagne à se faire connaitre
dans les visages des monographies
les traits changent souvent
comme les pensers d’un bétail
au son des herbes engourdies

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NON PAREIL
 

J’ai besoin d’une présence charnelle
d’un gros cul de vache affaissée
d’un amas de cornes et de venelles
de stries cornées dans des appareils
situés sur les draps et la latence
ne rien foutre au soleil qui décline
manger des abîmes et de l’ennui
car c’est cela dans une musique
qu’on entend en partie et qui traine
qui véhicule la tendresse de l’âme

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Août est caniculaire
et septembre est mélancolique
je mange le pain, deux fois
d’un état fiévreux
je suis sur la bordure et le teint
d’une offrande miraculeuse
qui me tiraille dans les deux sens
pour faire de moi l’élastique cité
endormie et la vague et le parfum
et le croissant mort d’une dune
dans la citation approximative d’une vie
j’enraye pourtant que je vais
bien

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