septembre 28th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Ta tristesse au monde
ce monceau de terre qui tient sans se connaitre
et qui persiste à être de la terre – sans être de l’engrais
et qui colle comme la vase des marais
et qui est meuble, travaillée par les vers
et qui s’insurge contre ce qui n’est plus ce terme
comment cette terre devient légère et aérienne
par un processus qui m’échappe
autant qu’il m’accable

septembre 26th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Maintenant je vais écrire sur la tristesse
bravo les benzodiazépines
vous vous portez comme le gant d’une madone
faites en sorte que la tristesse soit à la mode
et qu’on fasse cas des choses ordinaires
comme d’un recueil où se posent
des matières granuleuses et du verre
cessons d’étendre des affres plus longtemps
et voyons comme la tristesse est productive
dans le sein de la terre qui se meuble
de déraisons et sentiments

non je ne fais pas de l’or
je fais des résidus et des miasmes
qui ont la couleur du temps et des choses durcies
je fais de la tristesse l’image qu’on switche
je fais de l’amour contemporain le fruit d’une expérience
qui mourra déjà dans le noir déjà dans l’ici
la cessation et l’immanence

j’ai confectionné des données qui ont du sens
partout sur les palettes productives
et les technologies saillantes
je me suis servi de l’attirail pour bâtir une chose
qui dans le fond n’a aucune importance
j’ai vécu comme on doit vivre avec l’âge
dans le puits d’une époque communicative
à ce point qu’on ne communique plus
ou que les neurones saturés de données
ont peine à transmettre des choses plus saines
qu’une suite de chiffres parfois absurdes
et qui pourraient un jour devenir un pur délire

faites encore éclore le dernier bourgeon
qu’on puisse radicalement être comme un enfant
comme l’adolescent qui n’a ni queue ni tête
et qui de son expérience devance les penchants
qui est chamanisme et vierge comme le ciment
comme l’air et l’hélium

septembre 24th, 2019 § 0 comments § permalink

 

est-ce que jamais
les fous et les reines
ou bien l’élégance d’un simple pion
pourront enfin embrasser
cette autre élégance
de n’être rien

à une heure relative
où le vent porteur est fluide
comme un rais dans l’espace passionné
de ses rayures

septembre 24th, 2019 § 0 comments § permalink

 

je veux avaler ton odeur de cadavre exquis
exquise haleine de la portée offerte par tes os en souffrance
folle exquise et intransigeante reine
montage de souffrances et de paquets violacés
lancés aux yeux fermés du compatriote aveugle
qui cicatrise à peine sa fortune d’avoir été
sis sur les mêmes marches de pierres
et passé par les mêmes escaliers en colimaçon

dans le ventre chaud de la baleine, dans ton appartement
vertigineusement ancien comme le sont
les paupières qui tiennent tes lèvres et les cloisons
mangeuse de phénomènes réduits à la pure essence
la pure nausée de penser

septembre 18th, 2019 § 0 comments § permalink

 

tu te laisses tomber
sur les planches de la bibliothèque
je ne sais plus quoi dire sur le mal qui m’est fait
la poésie est de l’instant
la synthèse est une saloperie
c’est un monde relativisé
c’est un monde productif
une clé sur une serrure rouillée
par la science et la divinité
c’est du romantisme

si seulement vous pouviez
parler d’une fille qui se laisse tomber
et si vous aviez l’expérience
d’un bout de terrain qui ne soit délimité
par la synthèse

septembre 17th, 2019 § 0 comments § permalink

 

au téléphone tu ries comme une carpe
je pense à une carpe, bien qu’elle soit muette
mais j’entends le rire d’une gorge vocale
tu es ce soleil qui dans les eaux blanches et noires
est un salut ou une gorgone
transperçant le point du jour
dans une artificialité verticale
où les arbres dénudés filtrent la lumière
et l’élément spirituel

serait-ce également un chat, solitaire ou angora
un angora solitaire se passionne d’intelligence et sait saisir
les moutons de laine quand vient le risible
et sait conquérir ce qui déploie le verre
dans cet élément de laine

plutôt qu’une tirade le rire d’une jeune fille
qui n’a pas peur de mourir et dont je dis de son anémie
qu’elle n’a rien d’asthénique
et dont je pense que l’eau dans une souricière
est en verité celle d’un bac où s’abreuvent des oiseaux
des animaux océaniques et terrestres

septembre 16th, 2019 § 0 comments § permalink

 

ils rugissaient dans l’hélium des ballons
mourraient dans la résurgence d’un mascara
ou d’un héliotrope plein du refus
et de la cessation

le temps qui cesse est une confusion
c’est un arrêt sur la croix et une délation
du sublime

 

 

il n’y a rien à dire de concret
sur la tôle d’un désert
et la discontinuité
de cette tôle dans la Seine
rien sur le chemin d’une roseraie
la connivence des rois avec la rouille
et la seine qui passe sur l’électron enfoui
des tenailles et des eaux

septembre 10th, 2019 § 0 comments § permalink

 

demain je verrai la fleur qui ne souffre pas d’asthme
c’est déjà un chemin d’être dans le marasme
et c’est aussi une lumière
dans la tranche de la cité grise
où des morceaux de ce qu’on pourrait nommer
le passé ont laissé des germes qu’on ne voit pas
l’invisible apporte la nuée mais l’asthme
est le temps couvert sur le mal ambiant
qu’il faut respirer comme une algèbre

septembre 4th, 2019 § 0 comments § permalink

Matin d’hiver

 

Perdu dans le sceptre qui s’aventure
Hors de tes devantures célestes
Emu par l’oie de porcelaine
Que tu sembles être avec la laine
Et la consistance du froid
Les fonds de tes canaux, gelés et hivernaux
Palpitent dans le verre des cerises
Dures et symboliques

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