février 17th, 2020 § 0 comments § permalink

I

Des fois tu te sens comme un parterre
une bouche d’aération et une misère d’émissions sonores
comme des cliquetis lugubres mais pourtant
c’est le même lieu de l’ivresse
c’est la même douceur que ces aigreurs mentales
et stomacales c’est pourtant la devise de l’ivresse
de traîner là où les choses sont impures
où la luxure sévit dans des objets métalliques
et du bois qui se meurent

 

II

cette concrétion concrète d’objets animés
cette place toujours identique d’objets aimés
qui dérivent dans l’évidence
du lieu et de la programmation
faisant de toute désinvolture
la preuve de l’existence

l’alignement d’une rame ou de branches
l’altération toute proche et l’usure
du métal et du sifflement des rails
la pluie et la tristesse
sourde et d’autres fois des salves dorées
sont le lieu d’un petit réverbère
la riche présence dans l’entrelac des villes lumières
où l’on vient de découvrir
un lieu comme une tanière

 

III

accompagnez moi toujours dans la crevasse du jour
car la nuit désaltère les fossés
que les mains d’autres passants remuent
l’ivresse est plus longue qu’une salve d’artillerie
les choses dorment dans de l’ivoire
les dents et l’émail sont des vicissitudes plates

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