Claire Ceira

aller (2)

par claire le 8 juin, 2017

demain
la peur lèchera la route
comme un animal devant le marcheur
guerre de mouvement
guerre de tranchée
obsidionnale ou guerre éclair
toutes les formes sont à examiner.

tu t’es éveillée au pied du mont des oliviers
il y a une sueur sèche sur les herbes
il y avait des cris pendant ton rêve.

tu marches sous le soleil habituel du matin, tu as perdu ton auto
suffit-il de marcher seule, le dos droit pour traverser la guerre ?
ou faut-il lui baiser la bouche
mâcher son haleine et vomir ?

5 comments

Magnifique.
J ose espérer que je suis cette personne régurgitée.

by Florian on 26 août 2017 at 19 h 36 min. #

non non, la personne régurgitée c’est la guerre 🙂 Merci de ton appréciation !

by claire on 30 août 2017 at 9 h 04 min. #

Ah désolé c’était une remarque passagère…
J’avais juste noté que le poème datait du lendemain de notre dernier échange…
Je me demande ce que j’y ai compris d’ailleurs.
J’avais pensé à une relation houleuse avec quelqu’un.

by Florian on 31 août 2017 at 14 h 58 min. #

En fait c’était les 2 derniers vers..

by Florian on 31 août 2017 at 14 h 59 min. #

Non, c’est très personnel, il n’y a personne d’autre impliqué, une épreuve à traverser (mais ça va, ne t’inquiète pas). Je crois que les deux derniers vers renvoyaient à un rêve.
Si tu te souviens, j’avais commencé sur ce thème sur delivre et ensuite je t’ai dit qu’il fallait que je continue seule à développer..
Le problème c’est que je n’ai rien écrit cet été 🙂

by claire on 31 août 2017 at 20 h 54 min. #

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